« Le sang ne ment pas ! » Conflits de paternité au Burkina Faso

L’article porte sur les médiations que l’État burkinabé opère dans les situations conflictuelles d’enfants non reconnus par leur père au sein de la société mossi. Emblématique d’un contexte où mariage, sexualité et engendrement sont de plus en plus souvent dissociés, la question de l’affiliation de...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/jda,
Κύριος συγγραφέας: Bertho, Béatrice
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Journal des anthropologues 2016
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:L’article porte sur les médiations que l’État burkinabé opère dans les situations conflictuelles d’enfants non reconnus par leur père au sein de la société mossi. Emblématique d’un contexte où mariage, sexualité et engendrement sont de plus en plus souvent dissociés, la question de l’affiliation de ces enfants est érigée comme un véritable problème social dans cette société patrilinéaire. Se fondant sur une enquête ethnographique réalisée dans les services du ministère de l’Action sociale, qui intervient pour trancher ces litiges, l’article met en lumière la pluralité des registres de représentations utilisés pour assigner ou refuser la filiation des enfants. Le recours aux examens médico-légaux par les agents de l’État donne au sang, entendu à la fois comme substance biologique et principe relationnel, une place centrale dans la résolution de l’ambiguïté de la paternité.