L’ethnologie face à son histoire sous les régimes totalitaires
Dans L’écriture de l’histoire, M. de Certeau développe l’idée selon laquelle l’acte d’écrire de l’histoire est une praxis par laquelle l’historien en dit autant sinon plus sur sa propre société que sur celle qu’il étudie. Nous voudrions ici mettre cette thèse à l’épreuve en considérant les rapports...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Journal des anthropologues
2010
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Dans L’écriture de l’histoire, M. de Certeau développe l’idée selon laquelle l’acte d’écrire de l’histoire est une praxis par laquelle l’historien en dit autant sinon plus sur sa propre société que sur celle qu’il étudie. Nous voudrions ici mettre cette thèse à l’épreuve en considérant les rapports entretenus par les ethnologues allemands (volkskundler) avec l’histoire de leur discipline sous le nazisme. Les différentes modalités selon lesquelles, depuis 1945, cette histoire est écrite et ré‑écrite, témoignent bien en effet des préoccupations propres à chaque génération. Il convient alors de tirer de ces « versions » successives de l’histoire des enseignements tant à propos de la société et de l’époque sur lesquelles l’ethnologue‑historien écrit qu’à propos des rapports qu’il entretient avec cette société, avec le passé de sa discipline, et en fin de compte avec la société contemporaine dans laquelle son récit s’insère. Au final, ceci pose la nécessité d’une approche hautement critique, absolument indispensable à l’histoire ainsi qu’à l’anthropologie, et plus particulièrement encore quand ces disciplines font leur propre histoire. |
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