Des mutilations faciales handicap d’apparence et travail biographique des personnes atteintes de cancers au visage

Pendant des siècles les épidémies ont constitué les maladies dominantes de nos sociétés, marquant fortement l’imaginaire social. La maladie qui transforme le corps est visible ; la peste, la lèpre, la syphilis, la variole, marquent le corps à l’extérieur. Le corps malade d’antan c’est d’abord un cor...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/jda,
1. autor: Routelous, Christelle
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Journal des anthropologues 2015
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Pendant des siècles les épidémies ont constitué les maladies dominantes de nos sociétés, marquant fortement l’imaginaire social. La maladie qui transforme le corps est visible ; la peste, la lèpre, la syphilis, la variole, marquent le corps à l’extérieur. Le corps malade d’antan c’est d’abord un corps devenu pour soi et pour les autres horrible à voir. Dans le cas des cancers, localisés au visage, il en va de même. Si la médecine dispose aujourd’hui de traitements permettant de faire vivre des personnes autrefois condamnées, il arrive que l’apparence du corps soit irrémédiablement marquée. La personne mutilée à la suite d’un cancer au visage doit alors apprendre à composer avec les limitations imposées par son nouvel état. La difformité tend à devenir pour l’individu défiguré une identité. Elle devient un attribut socialement discréditant et est un handicap d’apparence. En intégrant la défiguration à son histoire singulière, grâce au travail biographique et à la réhabilitation prothétique, l’individu défiguré et dévisagé va reconstruire son identité sociale.