Quête du présent dans le passé par un groupe de culture tibétaine au Sikkim (Himalaya oriental, Inde)
De jeunes membres d’un groupe de culture tibétaine du Sikkim appelé Bhotia fondèrent, au début des années 1990, des associations de « survivance » de leur culture. Leur projet est la réhabilitation de « traits culturels traditionnels » comme le tir à l’arc ou des rituels monastiques bouddhiques. L’i...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Journal des anthropologues
2010
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | De jeunes membres d’un groupe de culture tibétaine du Sikkim appelé Bhotia fondèrent, au début des années 1990, des associations de « survivance » de leur culture. Leur projet est la réhabilitation de « traits culturels traditionnels » comme le tir à l’arc ou des rituels monastiques bouddhiques. L’intégration du Sikkim à l’Union indienne en 1975 et la chute de la monarchie qui en découla sont vues comme les principales causes de ce « déclin » de la culture bhotia. Les fondateurs de ces associations appartiennent à des clans qui ont un lien de parenté avec le clan royal selon le mythe de fondation du royaume sikkimais. À travers les activités associatives, ces jeunes gens mettent à l’index une modernité qu’ils revendiquent par ailleurs. Les nouvelles interprétations des pratiques qu’ils réhabilitent révèlent des tentatives de reconquête d’un statut social et de positionnement dans la société de marché à laquelle les événements de 1975 ont ouvert la porte. C’est dans un passé ré‑écrit que sont trouvés les moyens de se faire une place dans une société nouvelle. |
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