Tous (dé)missionnaires

Historiquement, les anthropologues académiques n’ont sans doute pas eu tort de prendre des distances critiques par rapport aux apôtres activement engagés dans l’évangélisation du monde. Néanmoins, ce faisant, ont-ils pu cesser de prêcher pour leur chapelle ? Si on ne peut ni naître ni être hors cult...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/jda,
Autor principal: Singleton, Michaël
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Journal des anthropologues 2015
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Historiquement, les anthropologues académiques n’ont sans doute pas eu tort de prendre des distances critiques par rapport aux apôtres activement engagés dans l’évangélisation du monde. Néanmoins, ce faisant, ont-ils pu cesser de prêcher pour leur chapelle ? Si on ne peut ni naître ni être hors culture, en quoi « promouvoir la raison humaine » en anthropologue serait‑il moins foncièrement une mission que propager « la révélation divine » en apôtre (tous les deux étant, de fait, partie intégrante d’une occidentalisation certaine du monde) ? La réponse à ces questions est suivie par quelques réflexions sur les effets imprévus et parfois pervers de la mission mais aussi par la conclusion que si comprendre le missionnaire, le reconnaitre est encore mieux.