À qui appartient la paix ?
Depuis 1982, la Casamance, région au sud du Sénégal, est l’objet d’une revendication indépendantiste formulée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). Porté par une minorité de Joola, la revendication politique a utilisé un langage identitaire, recréant et cristallisant le cap...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Journal des anthropologues
2010
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Depuis 1982, la Casamance, région au sud du Sénégal, est l’objet d’une revendication indépendantiste formulée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). Porté par une minorité de Joola, la revendication politique a utilisé un langage identitaire, recréant et cristallisant le capital culturel joola. C’est dès lors ce même capital qui est utilisé dans le processus civil de paix engagé depuis quelques années en Casamance, faisant de la communauté joola la communauté la mieux placée dans cette économie traditionnalisée de la paix – une économie qui cache des enjeux et des manipulations politiques – et accélérant leur construction identitaire. Or le monopole joola du marché de la paix et de la représentation casamançaise, qu’elle soit indépendantiste ou non, est contesté par les autres communautés de la Casamance. Celles‑ci initient elles aussi de nouveaux travaux culturels, se recomposent et cherchent à s’affirmer comme légitimantes casamançaises. |
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