Chasser en gentleman, évolutions de l’éthique de la chasse sportive
Des grandes expéditions du XIXe siècle au tourisme cynégétique contemporain, les pratiquants du safari le considèrent comme une activité immuable, toujours pratiquée de façon éthique. Toutefois, en y regardant de plus près, on constate que cette éthique a évolué avec le temps. D’abord calquée sur ce...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Cyhoeddwyd: |
Journal des anthropologues
2015
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Des grandes expéditions du XIXe siècle au tourisme cynégétique contemporain, les pratiquants du safari le considèrent comme une activité immuable, toujours pratiquée de façon éthique. Toutefois, en y regardant de plus près, on constate que cette éthique a évolué avec le temps. D’abord calquée sur celle des chasses de l’aristocratie britannique, mettant l’accent sur la sportivité comme combat loyal, équilibré et désintéressé, elle a dû s’accommoder après la Première Guerre mondiale des safaris commerciaux et de l’afflux de chasseurs, insistant plus sur l’aspect aventureux et financier pour légitimer l’activité. La pratique contemporaine, elle, oscille toujours entre ces deux pôles que sont le sport comme joute désintéressée et comme expression de la prouesse physique, mais elle a également dû prendre en compte la décolonisation et les critiques écologistes. Finalement, la chasse sportive est à l’image du sport contemporain, contrainte d’adapter son éthique, c'est‑à‑dire son discours de légitimation, au contexte socioculturel et spatio‑temporel. |
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