Partout le même, chaque fois différent
Introduit durant l’occupation japonaise (1895‑1945), le baseball de Taiwan s’inscrit dans un système éducatif martial et entretient un style de jeu proche de celui pratiqué au Japon. Il continue d’être un lien culturel privilégié avec l’ancien empire colonial après le retour de Taiwan dans le giron...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Izdano: |
Journal des anthropologues
2015
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Introduit durant l’occupation japonaise (1895‑1945), le baseball de Taiwan s’inscrit dans un système éducatif martial et entretient un style de jeu proche de celui pratiqué au Japon. Il continue d’être un lien culturel privilégié avec l’ancien empire colonial après le retour de Taiwan dans le giron de la Chine (1945). Il n’est plus question alors de faire jeu égal avec les colons mais de s’associer au mouvement nationaliste de modernisation de la Chine. Le baseball est intégré à la « culture physique » de masse sous l’égide des autorités du Kuomintang (KMT). Taiwan voit son baseball devenir l’étendard d’un gouvernement en exil (1949) et d’un État fantôme en mal de reconnaissance internationale après son éviction des Nations Unies (1971). Longtemps maintenu au service de l’État et de l’éducation des masses, le baseball taiwanais se professionnalise au tournant des années 1990. Dès lors, il s’inscrit pleinement dans le « système sportif » globalisé tout en conservant des spécificités locales qui le rendent souvent difficile d’accès aux joueurs venus de l’Ouest. Cet exemple met en évidence la distinction fondamentale entre l’adoption (ou non) du « système sportif » et les différentes formes de réappropriation d’une culture sportive lors de la diffusion d’un sport. |
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