Cultures rugbystiques et cultures tauromachiques :deux mondialisations partielles
Le football, le basket, le tennis, le golf et bien d’autres pratiques sportives sont devenus mondialisés et participent à la globalisation économique. Mais d’autres cultures sportives n’ont pas réussi à s’étendre à l’ensemble de la planète et restent associées à des identités territoriales circonscr...
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| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Publié: |
Journal des anthropologues
2015
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le football, le basket, le tennis, le golf et bien d’autres pratiques sportives sont devenus mondialisés et participent à la globalisation économique. Mais d’autres cultures sportives n’ont pas réussi à s’étendre à l’ensemble de la planète et restent associées à des identités territoriales circonscrites. Le rugby, codifié au XIXe siècle à partir de la matrice anglo-saxonne, s’est d’abord implanté dans les nations britanniques et dans leurs prolongements de l’hémisphère Sud, avec quelques exceptions en Europe. La corrida, généralement exclue du champ sportif, est codifiée dès le XVIIIe siècle en Andalousie, gagne au XIXe siècle l’ensemble de la péninsule Ibérique et une partie de la France de même qu’elle se propage en Amérique à partir de la matrice hispanique coloniale. Ces deux cultures manifestent une globalisation partielle et interrogent les rapports, les définitions et les nomenclatures entre sports, jeux et cultures. Les pratiques, rugbystiques et tauromachiques, peuvent être considérées comme des formes de combat inscrites dans l’histoire de l’humanité et des mythologies modernisées où les rapports des hommes avec leur territoire et le rapport des hommes entre eux participent aux tensions actuelles entre le local et le global. Ces deux pratiques, largement diffusées mais enracinées dans des territoires restreints aux contours relativement stabilisés, soulignent ainsi qu’il existe une dialectique entre mondialisation et renforcement des identités territoriales autrement plus complexe que les anticipations finalistes faisant de la globalisation un processus d’uniformisation du monde. |
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