Lausanne, le 21 janvier 2010
J’ai revu Ariane, mardi dernier, le dernier mardi de sa vie... Elle m’avait fixé ce jour, ne voulant pas que je vienne avant : « J’ai encore trop à faire, tant de personnes à voir », ni après : « Je ne serai peut‑être plus là, mais, sois en certaine, je t’attends »... Jusqu’au bout Ariane a voulu o...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Journal des anthropologues
2015
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | J’ai revu Ariane, mardi dernier, le dernier mardi de sa vie... Elle m’avait fixé ce jour, ne voulant pas que je vienne avant : « J’ai encore trop à faire, tant de personnes à voir », ni après : « Je ne serai peut‑être plus là, mais, sois en certaine, je t’attends »... Jusqu’au bout Ariane a voulu organiser sa vie, maîtriser le temps, mais elle savait qu’il lui était compté. Mardi donc, elle m’attendait. Je l’ai trouvée encore forte, rieuse, presque semblable à celle dont nous nous souvenons.... |
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