Un développement sans acteurs mais non sans politique
Claude Meillassoux a évoqué régulièrement la question du développement dans ses écrits. Il s’agit souvent de textes d’intervention voire de critique idéologique qui replacent l’exploitation des populations africaines et de leur force de travail dans le cadre plus global de la colonisation puis de la...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Vydáno: |
Journal des anthropologues
2014
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Claude Meillassoux a évoqué régulièrement la question du développement dans ses écrits. Il s’agit souvent de textes d’intervention voire de critique idéologique qui replacent l’exploitation des populations africaines et de leur force de travail dans le cadre plus global de la colonisation puis de la situation néocoloniale qui relèvent de l’impérialisme. En fait sa vision est plutôt globale et principielle et fort peu empirique. Il a certes relevé sur 40 ans quelques transformations dans les formes de domination (l’intervention des ONG par exemple) mais sa sociologie du développement reste une macrosociologie peu analytique. De fait c’est au travers de sa conception universalisante du rôle de la communauté domestique qui fait encore fonctionner le capitalisme moderne qu’il perçoit le développement. Sa conception théorique définit également les objectifs des deux disciplines mais il n’évoquera jamais la possibilité et la nécessité d’une anthropo‑sociologie des organisations, programmes et acteurs du développement comme complément indispensable de l’approche classique des seuls bénéficiaires. |
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