Existe-t-il des psychanalystes lesbiennes ?
La question de l'analyste homosexuel‑le émerge dans l'espace public savant français surtout dans les années 1990. Les neuf articles recensés mettent en évidence que l'analyste est toujours présupposé de sexe masculin alors qu'en termes métapsychologiques, une distinction est opér...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Journal des anthropologues
2012
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La question de l'analyste homosexuel‑le émerge dans l'espace public savant français surtout dans les années 1990. Les neuf articles recensés mettent en évidence que l'analyste est toujours présupposé de sexe masculin alors qu'en termes métapsychologiques, une distinction est opérée entre homosexualité masculine et féminine. Donc, contrairement au discours de la doxa analytique, la question du psychanalyste homosexuel n'est pas posée en termes de choix d'objet (opposé au psychanalyste hétérosexuel), mais en termes de genre. Si l'accès au titre de psychanalyste a pu être nié aux homosexuels, il a été dénié aux homosexuelles. Cette « négation de la négation » est un impensé qui montre que l'histoire de la formation et de la pratique psychanalytiques reste à faire en considérant la portée heuristique du genre pour penser les notions fondamentales du champ freudien, souvent reconduites de manière acritique. |
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