Les modes d’initiation sexuelle en Thailande : une évolution « cachée »
Comment concilier l’image paradoxale d’une initiation sexuelle largement régie par des règles traditionnelles et présentant dans le même temps des signes évidents de libération sexuelle ? Comment dépasser enfin le décalage entre normes discursives et pratiques effectives qui s’instaure inévitablemen...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Journal des anthropologues
2001
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Comment concilier l’image paradoxale d’une initiation sexuelle largement régie par des règles traditionnelles et présentant dans le même temps des signes évidents de libération sexuelle ? Comment dépasser enfin le décalage entre normes discursives et pratiques effectives qui s’instaure inévitablement dans l’analyse d’un sujet intime comme la sexualité ? Alors que les garçons ont recours plus ou moins explicitement à deux « marchés » de partenaires possibles, celui des épouses potentielles et les autres, les filles contournent l’interdit de la sexualité prémaritale par la dissimulation. En assurant la permanence de la norme dans les discours, la dissimulation révèle de véritables possibilités de changement des pratiques qui ne suffisent pas toutefois à modifier fondamentalement les rapports de genre. Plus que les deux pôles d’une réelle évolution, les notions de « tradition » et de « modernité » apparaissent donc comme deux catégories du discours qui permettent d’orchestrer le changement en parlant de sexualité de manière détournée, avec retenue et pudeur. L’opposition se perpétue dans le discours même si ces frontières évoluent dans les pratiques. |
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