Photographies anthropologiques et politique des races
Site d’élaboration d’une politique des races définie par Galliéni, de 1896 à 1905, Madagascar constitue, dans l’histoire coloniale française, un cas atypique. Soucieux de définir des principes de gouvernement applicables à chacune des « races » de l’île, Galliéni instaure un recensement systématique...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Hlavní autoři: | , |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Journal des anthropologues
2001
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Site d’élaboration d’une politique des races définie par Galliéni, de 1896 à 1905, Madagascar constitue, dans l’histoire coloniale française, un cas atypique. Soucieux de définir des principes de gouvernement applicables à chacune des « races » de l’île, Galliéni instaure un recensement systématique de la population indigène. La pratique de la photographie anthropologique s’insère dans ce dispositif, puisqu’elle est destinée à favoriser l’élaboration de circonscriptions administratives calquées sur la cartographie des « races ». Mais le recensement photographique de ces « races » suppose une théorie anthropologique permettant de les identifier, essentiellement à partir de caractéristiques physiques. Ainsi, en mobilisant les écrits d’anthropologues et de voyageurs du XIXe siècle (repris dans l’histoire officielle de la colonisation), les photographes à Madagascar renforcent les anciennes classifications anthropologiques : loin de construire une cartographie originale des « races », ils en sont réduits à valider des théories racialistes déjà élaborées. |
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