Empathie du chercheur empathie des acteurs
En se basant sur une recherche ethnographique menée auprès des personnes qui s’engagent bénévolement à accompagner des mourants, cet article propose par une sorte de jeu de miroir, de cerner les limites et les déploiements possibles de l’empathie tant pour le chercheur que pour les acteurs. L’une de...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Journal des anthropologues
2009
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | En se basant sur une recherche ethnographique menée auprès des personnes qui s’engagent bénévolement à accompagner des mourants, cet article propose par une sorte de jeu de miroir, de cerner les limites et les déploiements possibles de l’empathie tant pour le chercheur que pour les acteurs. L’une des caractéristiques principales de l’accompagnement en fin de vie bénévole, outre le volontariat, réside dans sa dimension empathique. Préalablement formés, les bénévoles ont le devoir de remplir leur tâche en se focalisant sur les attentes des patients : savoir occuper une juste distance tout en faisant l’effort de se mettre à la place de son interlocuteur, telles sont formellement et idéalement les règles d’or de ce type de bénévolat. Le but de l’observation participante – créer une alliance relationnelle empreinte de confiance et de distance – demeure lui aussi un idéal susceptible de se modifier lors de l’enquête de terrain. Dès lors comment l’anthropologue, empathique, traite-t-il l’empathie des bénévoles ? Qu’estce qui distingue ou rapproche ces deux formes d’empathie ? Ce chassé-croisé entre l’anthropologue et ses enquêtés permet à l’auteur de proposer quelques éléments de réflexion autour de ces deux questions. |
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