Autonomie culturelle et autonomisation de la culture
Les notions de dépendance et d’autonomie sont au centre des débats quand il s’agit de traiter de la relation entre les Pygmées et leurs voisins les « Grands Noirs ». Elles conduisent à une conception duale des relations interculturelles. En République Centrafricaine, la Lobaye présente une configura...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Journal des anthropologues
2000
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Les notions de dépendance et d’autonomie sont au centre des débats quand il s’agit de traiter de la relation entre les Pygmées et leurs voisins les « Grands Noirs ». Elles conduisent à une conception duale des relations interculturelles. En République Centrafricaine, la Lobaye présente une configuration complexe que l’emploi de ces notions ne permet pas de percevoir. Derrière l’expression « Grands Noirs » se cache plusieurs groupes d’agriculteurs : les Ngando premiers habitants des villages de la région et « propriétaires » de Pygmées Aka et les Mbati, arrivés plus tard et non-propriétaires. Entre ces deux groupes, les Aka représentent un enjeu économique et surtout social qui influe les hiérarchies locales : source de prestige et notabilité, ils représentent également un intérêt dans le cadre du développement du tourisme exotique. Les notions d’autonomie et de dépendance sont ainsi réutilisées par les groupes villageois pour légitimer auprès des voyageurs étrangers une position d’intermédiaire privilégié. |
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