État et identité nationale, un rapport ambigu
Cet article est une contribution à la réflexion sur « l’identité nationale » et ses effets par la marge, à partir de l’exemple des naturalisés. Il vise à souligner un paradoxe : l’identité nationale est un outil puissant de division entre Français, entre les « vrais » et les autres. L’importance de...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Journal des anthropologues
2008
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article est une contribution à la réflexion sur « l’identité nationale » et ses effets par la marge, à partir de l’exemple des naturalisés. Il vise à souligner un paradoxe : l’identité nationale est un outil puissant de division entre Français, entre les « vrais » et les autres. L’importance de l’État dans la constitution des identités nationales est établie. On voudrait plutôt ici s’intéresser aux effets de cette imposition. « L’ethnicité fictive » que constitue l’identité nationale contribue à naturaliser les appartenances, et produit le peuple comme communauté « naturelle ». S’ouvre ainsi la possibilité pour chacun de s’en emparer, pour s’en prévaloir ou la dénier à autrui. Dans ce contexte, le statut juridique ne suffit pas tout à fait à faire le Français, le XXe siècle l’a largement montré. De ce point de vue, le retour de l’identité nationale dans le giron de l’activité gouvernementale pose problème : à quoi va‑t‑elle servir ? |
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