Pourquoi les Massa préfèrent-ils le sorgho ?
Depuis 1972 la Société pour l’Expansion et la Modernisation de la Riziculture de Yagoua a pour objectif de développer la production rizicole en pays massa afin d’approvisionner le marché du Cameroun et de réduire les importations. Plusieurs facteurs s’opposent au succès de l’opération : éloignement...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Journal des anthropologues
2009
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Depuis 1972 la Société pour l’Expansion et la Modernisation de la Riziculture de Yagoua a pour objectif de développer la production rizicole en pays massa afin d’approvisionner le marché du Cameroun et de réduire les importations. Plusieurs facteurs s’opposent au succès de l’opération : éloignement des centres urbains du sud dans lesquels la demande est localisée, faible prix du riz importé et absence de protection de la production locale, culture intensive du paddy (double récolte annuelle), et non prise en compte du système de production massa dans ses diverses composantes (culture du sorgho, élevage, pêche, activités artisanales). Alors que le sorgho rouge est une culture sacralisée et constitue la base de l’alimentation, la SEMRY interdit sur les périmètres irrigués toute autre production que le paddy. Après bientôt trente ans l’opération de développement est passée d’un modèle intensif à fort encadrement à une situation de libéralisation de la filière (fin du monopole d’achat et de la transformation artisanale du paddy). Bien que conçue après de nombreuses expériences similaires (Office du Niger au Mali, SAED au Sénégal, etc.) la SEMRY n’a, semble-t-il, tiré aucune leçon du passé. |
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