Sciences cognitives et sciences sociales : de l’aversion théorique à la normalisation scientifique ?
Parce qu’elles n’ont jamais réussi à s’entourer du cadre d’une « science normale », les sciences humaines sont perpétuellement exposées à des offensives épistémologiques visant à constituer en elles un noyau de disciplines avides, dans un premier temps, d’échapper à ce désordre chronique et, dans un...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Journal des anthropologues
1998
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Parce qu’elles n’ont jamais réussi à s’entourer du cadre d’une « science normale », les sciences humaines sont perpétuellement exposées à des offensives épistémologiques visant à constituer en elles un noyau de disciplines avides, dans un premier temps, d’échapper à ce désordre chronique et, dans un second temps, d’y remédier. Il est à cet égard instructif de comparer les procédés des « sciences cognitives » à ceux utilisés par la sociobiologie. Elles partagent au moins un point commun : les sciences sociales sont d’abord exclues de la structure nouvelle et ne peuvent ensuite coopérer qu’en acceptant ses règles de fonctionnement, ce qui les conduit à se retrouver en position d’élèves. Les sciences cognitives se construisent-elles dans les sciences humaines ou face à elles ? Avec les sciences sociales ou en dépit d’elles ? Ambitionnent-elles de forger par rapport aux configurations institutionnelles actuelles une structure pluridisciplinaire complémentaire ou concurrente ? Elles profitent en tout cas de leur ambiguïté sur ces questions et il est urgent que l’anthropologie sociale se demande si elle doit subir ou affronter leur succès. |
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