Les frontières africaines de l’anthropologie
La longue expérience africaniste de l’auteur le conduit à constater l’absence de toute tradition institutionnelle et intellectuelle enracinée dans un quelconque pays africain (à l’exception notable de l’Afrique du Sud) d’une anthropologie sociale et culturelle au sens moderne du terme, au contraire...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
|---|---|
| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Journal des anthropologues
2008
|
| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La longue expérience africaniste de l’auteur le conduit à constater l’absence de toute tradition institutionnelle et intellectuelle enracinée dans un quelconque pays africain (à l’exception notable de l’Afrique du Sud) d’une anthropologie sociale et culturelle au sens moderne du terme, au contraire d’autres aires régionales du Sud. La démonstration porte d’abord sur les réflexes anticolonialistes de la réinterprétation culturologique de la pratique et des objectifs de l’ethnologie puis sur les influences convergentes des disciplines voisines quant à la marginalisation ou à la simple instrumentalisation méthodologique et technique de la discipline. Sont ainsi passées en revue les démarches aussi bien internationales (mais surtout françaises) que nationales africaines de cooptation/collaboration de la sociologie (une sociologie qui se réduit à celle du développement), de l’histoire et enfin de la science politique. L’auteur esquisse en conclusion les conditions possibles (mais peut-être utopiques) d’une indigénisation et d’une autonomisation africaine de l’anthropologie en période de mondialisation. |
|---|