« Bideshi Taka »

La construction indigène des représentations liées à la visibilité du « miracle migratoire » révèle la puissance symbolique du bideshi taka, « l’argent de l’ailleurs », au sein des populations villageoises de Sylhet, une région d’émigration située au nord‑est du Bangladesh. Une étude de l’inscriptio...

תיאור מלא

שמור ב:
מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/jda,
מחבר ראשי: Garbin, David
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Journal des anthropologues 2009
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
תיאור
סיכום:La construction indigène des représentations liées à la visibilité du « miracle migratoire » révèle la puissance symbolique du bideshi taka, « l’argent de l’ailleurs », au sein des populations villageoises de Sylhet, une région d’émigration située au nord‑est du Bangladesh. Une étude de l’inscription des envois d’argent dans le cycle de développement domestique permet d’identifier un ensemble de stratégies inhérentes à la gestion internationale des ressources foncières et économiques des lignages de migrants. La recherche de terrain effectuée à la fois à Sylhet et parmi la communauté bangladeshie de Londres (dans l’arrondissement de Tower Hamlets) montre aussi que l’articulation entre argent et logiques de pouvoir reste en grande partie dépendante de la maîtrise des flux diasporiques qui traversent les frontières d’un espace migratoire global. Les stratégies d’investissements économiques au Bangladesh s’élaborent depuis le « Banglatown » de l’East End de Londres en mobilisant des réseaux politiques complexes. Leur agencement repose sur des différentiations d’échelles produites par une hiérarchisation du risque dans les représentations. A l’entrecroisement du développement « communautaire » et de l’économie migratoire en réseaux, le bideshi taka cristallise des enjeux de statut et de pouvoir à l’intérieur de l’espace politique transnational.