Des sociétés dans l’État
L’étude des systèmes politiques mélanésiens a fourni quelques concepts‑clés à l’anthropologie. Mais les transformations survenues du fait de la colonisation et de la christianisation, puis de la mise en place d’États indépendants, restent aujourd’hui méconnues. Cette région reste perçue comme peuplé...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Journal des anthropologues
2009
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’étude des systèmes politiques mélanésiens a fourni quelques concepts‑clés à l’anthropologie. Mais les transformations survenues du fait de la colonisation et de la christianisation, puis de la mise en place d’États indépendants, restent aujourd’hui méconnues. Cette région reste perçue comme peuplée de petites sociétés traditionnelles incapables de s’intégrer à des États‑nations. Au Vanuatu, la gestion coloniale puis post‑coloniale a pourtant fait peu à peu émerger de nouvelles formes d’identification (politique, religieuse, insulaire, régionale) à travers plusieurs phénomènes : découpages territoriaux, création d’institutions locales, migrations vers la ville et regroupements ethniques. De nouveaux leaders, à la fois instigateurs et produits de ces transformations, sont également apparus, brouillant les catégories bien connues du leadership mélanésien (big man, chef) comme celles que l’on applique à ces sociétés pour interpréter le changement social (élites, classes, société civile). |
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