Démobilisation de classe et folklorisation rituelle dans les mines de Bolivie
Depuis la fin des années 1980, la procession traditionnelle des mineurs de Potosí (Andes boliviennes) s’est transformée en festivité folklorique où défilent des fraternités de danseurs inspirées par le théâtre religieux de la colonie et la culture paysanne des hauts‑plateaux. Perçues comme l’express...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Journal des anthropologues
2009
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Depuis la fin des années 1980, la procession traditionnelle des mineurs de Potosí (Andes boliviennes) s’est transformée en festivité folklorique où défilent des fraternités de danseurs inspirées par le théâtre religieux de la colonie et la culture paysanne des hauts‑plateaux. Perçues comme l’expression d’un passé autochtone partagé, ces fraternités symbolisent l’unité de la nation autour de l’idéologie de la Bolivie métisse ; leur adoption coïncide avec l’éviction de la dimension professionnelle qui caractérisait auparavant la procession. Ce processus accompagne la dissolution du projet de société dont étaient porteurs les mineurs en tant que classe, au profit d’un projet d’ascension sociale individuelle plus à même de leur assurer une place dans la nation. |
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