Dépolitisation et sciences sociales
De la part de la sociologie, le déni du politique n’est pas un accident : il est constitutif du projet de ses fondateurs (Auguste Comte, Durkheim). La prépondérance croissante des tendances altruistes sur les tendances égoïstes inhérentes à la spontanéité de la vie amènerait une seule société, l’hum...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Journal des anthropologues
2009
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | De la part de la sociologie, le déni du politique n’est pas un accident : il est constitutif du projet de ses fondateurs (Auguste Comte, Durkheim). La prépondérance croissante des tendances altruistes sur les tendances égoïstes inhérentes à la spontanéité de la vie amènerait une seule société, l’humanité, à l’emporter sur les sociétés politiques particulières. La sociologie tente de relativiser les luttes, de dédramatiser les violences politiques en postulant une évolution spontanée qui les résorberait. Ne peut-on pas dire que, pour les sociologues, la société est un « bon objet » et le politique un « mauvais objet » (Mélanie Klein) ? Une critique des principes de la sociologie est la condition pour plus de lucidité en matière de réflexion et de pratique politiques. |
|---|