« Société civile », autoritarisme et globalisation des normes
A propos de l’affaire Sa’d ad-Dîn Ibrahîm, l’article montre les limites de la démocratisation par la société civile. Celle‑ci n’a pas les moyens de s’imposer aux gouvernants. En fait, les politiques de démocratisation n’ont pas pour but de conduire à la démocratie mais de satisfaire l’opinion intern...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Journal des anthropologues
2009
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | A propos de l’affaire Sa’d ad-Dîn Ibrahîm, l’article montre les limites de la démocratisation par la société civile. Celle‑ci n’a pas les moyens de s’imposer aux gouvernants. En fait, les politiques de démocratisation n’ont pas pour but de conduire à la démocratie mais de satisfaire l’opinion internationale (notamment les bailleurs de fonds) et d’accroître la stabilité du régime. Toutefois, ces politiques placent les dirigeants autoritaires devant un dilemme : soit réprimer les activistes de la société civile quand il vont trop loin, mais perdre (provisoirement) les bénéfices de la libéralisation ; soit laisser faire les activistes et donner l’impression que le régime accepte de transiger, ce qui favorisera la multiplication des dépassements. De ce point de vue, les normes démocratiques, si elles ne transforment pas spontanément les régimes autoritaires, les placent devant de désagréables dilemmes. |
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