Des décharges aux mines : Heuristique d’un nouveau cadrage du problème
La rudologie prétendait comprendre qui nous sommes à partir de l’étude de nos restes. Cependant, en concentrant uniquement notre regard sur ce qui se trouve juste sous nos yeux – les déchets ménagers – nous passons à côté d’une tout autre dimension : l’empreinte matière de nos objets. Certes, en ava...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autori principali: | , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Journal des anthropologues
2025
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La rudologie prétendait comprendre qui nous sommes à partir de l’étude de nos restes. Cependant, en concentrant uniquement notre regard sur ce qui se trouve juste sous nos yeux – les déchets ménagers – nous passons à côté d’une tout autre dimension : l’empreinte matière de nos objets. Certes, en aval, les résidus post-consommation s’accumulent dans nos milieux et mettent en péril la vie animale et végétale dont nous dépendons. Mais l’étude de la fin de vie des objets, de ces montagnes d’ordures, nous renvoie en miroir à ce qui se passe en amont : l’extraction. Pour y voir clair quant à la matérialité insoutenable de nos vies, sans pour autant verser dans la culpabilisation individuelle à laquelle est trop souvent réduit le débat écologique, nous proposons de relier déjection et extraction, en partant de l’hypothèse que les décharges qui s’élèvent sont indissociables des mines que l’on creuse. |
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