« Vous devez travailler avec nous ». Participation des réfugiées aux programmes de lutte contre les violences de genre en Tanzanie

La Tanzanie, pays hôte historique pour les réfugié·es, les a de plus en plus confiné·es au cours de la dernière décennie dans des camps où il leur est interdit de travailler et de s’intégrer dans les communautés locales. Cet article examine l’impact du confinement humanitaire sous l’angle des progra...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/jda,
第一著者: Surie von Czechowski, Aditi
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Journal des anthropologues 2024
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:La Tanzanie, pays hôte historique pour les réfugié·es, les a de plus en plus confiné·es au cours de la dernière décennie dans des camps où il leur est interdit de travailler et de s’intégrer dans les communautés locales. Cet article examine l’impact du confinement humanitaire sous l’angle des programmes de lutte contre les violences de genre, à partir d’une recherche ethnographique conduite dans le camp de Nyarugusu, en Tanzanie. Je m’appuie sur des conversations avec des femmes congolaises demandant assistance en tant que survivantes de violences de genre, afin d’éclairer les effets distributifs de ces programmes. Soutenu par la logique des droits humains et de l’éducation libérale, le confinement humanitaire réifie la « culture » en tant que lieu de violence et a pour effet paradoxal d’accroître le préjudice causé aux réfugiées en exigeant que la souffrance soit visible, audible et lisible, et en réécrivant la responsabilité comme un impératif moral et une injonction à posséder et à partager un certain type de savoir.