Évacuer, trier et mettre à l’abri les migrants de Paris
Cet article explore le dispositif qui prend en charge des hommes regroupés sous le qualificatif de « migrants », ayant vécu dans les campements urbains de la région parisienne une fois leur évacuation opérée par l’État. L’étude d’un centre d’hébergement d’urgence et de transit CAES (Centre d’accueil...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Journal des anthropologues
2024
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Cet article explore le dispositif qui prend en charge des hommes regroupés sous le qualificatif de « migrants », ayant vécu dans les campements urbains de la région parisienne une fois leur évacuation opérée par l’État. L’étude d’un centre d’hébergement d’urgence et de transit CAES (Centre d’accueil et d’examen des situations) met au jour le tri opéré en fonction des statuts migratoires et leur rôle déterminant dans la suite des parcours d’hébergement – ou du retour à la rue. Il permet de spécifier la façon dont une population administrativement construite est happée dans l’étau de mobilités non-choisies du fait de la menace de la suppression de l’assistance d’État. Par-là, il appréhende le statut administratif comme outil du contrôle sur une population reléguée dans l’assistance humanitaire et contrainte d’accepter ses clauses. L’article expose ainsi les modalités d’une forme de confinement migratoire : une zone grise entre l’autonomie de mouvement et l’enfermement. Emblématique de la « crise des migrants », le cas de ces hommes, pris entre la rue et les centres de transit, a infléchi les politiques d’asile en général et permet de comprendre leur trajectoire récente en France. |
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