La « résistance » de l’huile rouge

Au Cameroun, comme dans d’autres pays producteurs et consommateurs, l’huile de palme rouge brute tend à être concurrencée par les huiles raffinées. Ce phénomène s’inscrit dans le cadre de transformations plus larges des modèles alimentaires, liés à l’urbanisation et aux changements de l’offre. L’hui...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/jda,
Auteur principal: Lamine, Claire
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Journal des anthropologues 2010
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Au Cameroun, comme dans d’autres pays producteurs et consommateurs, l’huile de palme rouge brute tend à être concurrencée par les huiles raffinées. Ce phénomène s’inscrit dans le cadre de transformations plus larges des modèles alimentaires, liés à l’urbanisation et aux changements de l’offre. L’huile rouge est‑elle condamnée par ces évolutions ? L’enquête menée auprès de ménagères de Yaoundé montre qu’elle reste un aliment essentiel dans les pratiques culinaires grâce à sa fonction culinaire de condiment irremplaçable pour des plats bien spécifiques et à son rôle plus générique de corps gras, peu coûteux, pour un ensemble de plats plus large. Cette « résistance pratique » est en outre indissociable d’une « résistance symbolique » tenant aux fonctions non alimentaires de l’huile rouge, laquelle est aussi un remède et l’élément central de plusieurs rituels.