Mythes fondateurs et protecteur·ice·s
Cet article se fonde sur des enquêtes ethnographiques extensives entamées en 2016 auprès de fermiers et d’activistes Diné, dans la Nation Navajo, la plus grande réserve amérindienne des États-Unis, dans le Sud-Ouest du pays. Les mythes fondateurs et les lois fondamentales, transmis aux Diné par les...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Journal des anthropologues
2022
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article se fonde sur des enquêtes ethnographiques extensives entamées en 2016 auprès de fermiers et d’activistes Diné, dans la Nation Navajo, la plus grande réserve amérindienne des États-Unis, dans le Sud-Ouest du pays. Les mythes fondateurs et les lois fondamentales, transmis aux Diné par les êtres sacrés, sont mobilisés et actualisés dans les luttes en cours. Derrière l’apparence d’un front uni qui opposerait les Diné aux compagnies minières néolibérales et aux États bordant leur nation, la réalité se révèle bien plus complexe dans les pratiques. Une nouvelle génération d’activistes Navajo mobilise les mythes fondateurs et critique les luttes de pouvoir au sein de leur nation. Ils se saisissent des théories de la gauche révolutionnaire pour justifier de l’urgence de mettre fin au capitalisme, responsable selon eux du chaos climatique. Au centre de ce mouvement se trouve un changement dans les modes de relation. |
|---|