Le risque, nouveau paradigme et analyseur sociétal
Le néolibéralisme fait du risque un paradigme qu’il oppose à la centralité du travail. Véritable analyseur sociétal, le risque est énoncé comme « valeur des valeurs » et à ce titre occulte la place du travail dans la production et dans les rapports sociaux. Le risque crée les nouvelles temporalités...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Journal des anthropologues
2008
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Le néolibéralisme fait du risque un paradigme qu’il oppose à la centralité du travail. Véritable analyseur sociétal, le risque est énoncé comme « valeur des valeurs » et à ce titre occulte la place du travail dans la production et dans les rapports sociaux. Le risque crée les nouvelles temporalités de l’urgence et de l’aléa, prétend déplacer les rapports de domination et de conflictualité sur la seule prise de risque. L’individu, sommé d’être » entrepreneur de lui-même » et délié, devient coupable de ses échecs et est tenté de se réfugier dans un statut de victime et dans des communautés de peurs. L’État social est invalidé par la construction d’un marché du social et d’une société assurantielle où la précaution cède la place à la réparation. L’insécurité sociale se conjugue alors avec un nouvel ordre sécuritaire de contrôle. |
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