Quand les savants font des bulles : entre fantasme et stéréotype
Depuis les origines de la bande dessinée au xixᵉ siècle, la figure du scientifique y est omniprésente, principalement comme personnage secondaire au service du récit d'aventures. Issu des stéréotypes de la littérature du xixᵉ siècle et analysé à la lumière du schéma narratif de Greimas, le sava...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/itti, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Images du travail, travail des images
2026
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Depuis les origines de la bande dessinée au xixᵉ siècle, la figure du scientifique y est omniprésente, principalement comme personnage secondaire au service du récit d'aventures. Issu des stéréotypes de la littérature du xixᵉ siècle et analysé à la lumière du schéma narratif de Greimas, le savant y apparaît comme le garant du « Savoir » et l’adjuvant du héros (ou son opposant lorsqu'il est déviant). Cet article analyse la construction visuelle et narrative du savant dans la bande dessinée franco-belge, mais également dans les comics américains et les mangas – à travers la figure récurrente d'un personnage souvent solitaire, omniscient, caractérisé par sa pilosité, sa blouse ou ses lunettes. Contrairement au monde réel de la recherche, la bande dessinée classique simplifie la fabrication de la science en faisant l'économie des équipes, des financements et de l’enseignement pour privilégier un chercheur-ingénieur orienté vers l’action. Avec le déclin du positivisme après 1945, mais surtout après les années 1970, cette figure évolue sous la forme de parodies ou de reprises nostalgiques (revival). Cependant, un portrait plus fidèle de la recherche scientifique s’exprime aujourd'hui à travers les bandes dessinées biographiques, documentaires et de vulgarisation. |
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