Le double écran
À partir d’un corpus de onze films, sortis entre 1997 et 2023, l’article analyse la façon dont le tableau mural des scientifiques est mobilisé dans la narration et par l’image pour évoquer le travail intellectuel. Ce sont d’abord les preuves d’une précocité savante qui sont mises en valeur par le ta...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/itti, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Images du travail, travail des images
2026
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| Ämnen: | |
| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | À partir d’un corpus de onze films, sortis entre 1997 et 2023, l’article analyse la façon dont le tableau mural des scientifiques est mobilisé dans la narration et par l’image pour évoquer le travail intellectuel. Ce sont d’abord les preuves d’une précocité savante qui sont mises en valeur par le tableau. La surface d’inscription est également mobilisée pour mettre en scène la mise à l’épreuve publique des compétences savantes : le tableau est une aire de vérification et de sanction des compétences. Il sert également à matérialiser la pensée fulgurante, l’idée adéquate, le raisonnement parfait : c’est un moyen d’incarner les opérations cognitives et de rendre manifeste la cogitation intérieure. Si le tableau est une surface bordée, son dépassement permet d’exprimer la logique proliférante de la pensée savante : tous les supports empruntés disent assez le cheminement inarrêtable de la libido sciendi. Enfin, le tableau est aussi un point de rencontre entre des individus travaillés par des affects (amicaux ou amoureux) et permet de signifier des conjonctions relationnelles. Le cinéma utilise donc les tableaux à la fois comme réactivation de stéréotype sur le travail savant et comme point nodal du récit. |
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