Les usages « sauvages » de l’image. Retours sur une expérience profane de la sociologie visuelle

Certains sociologues – dont je fais partie – ne font pas ou peu usage de l’image, et ce (non) choix relève souvent d’un impensé. Les images sont pourtant riches d’enseignements sur le plan analytique et méthodologique, en tant que matériaux empirique, dispositifs de recherche ou support de restituti...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/itti,
Autore principale: Bajard, Flora
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Images du travail, travail des images 2021
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Certains sociologues – dont je fais partie – ne font pas ou peu usage de l’image, et ce (non) choix relève souvent d’un impensé. Les images sont pourtant riches d’enseignements sur le plan analytique et méthodologique, en tant que matériaux empirique, dispositifs de recherche ou support de restitution des résultats. Or, ce potentiel heuristique peut aussi valoir dans le cas d’usages « sauvages » des images, c’est-à-dire parcellaires, plus ou moins rationalisés et contrôlés, par une sociologue peu habituée à la pratique de la sociologie visuelle. Dans l’écheveau de relations sociales impliquant le chercheur, les enquêtés et les récepteurs de ces travaux de recherche, les images ont ici pu être utiles à plusieurs égards : réaliser un inventaire du « vu » et de « l’invisibilisé » par l’ethnographie, produire des discours profanes sur l’objet et donc de nouveaux matériaux empiriques, ou encore servir de support à l’analyse du rapport – esthétisé, enchanté, partiel, etc. – du chercheur à son terrain. Cet article n’est donc pas un plaidoyer pour un usage à tout prix des images, mais plutôt une invitation à explorer les possibles qu’elles recèlent y compris par des profanes de la sociologie visuelle.