Du tyrannicide comme exemplum virtutis patriotique à la tragédie consommée de l’idéal risorgimentale
D’un côté le meurtre prémédité d’un duc sur le point de se produire, de l’autre l’exhumation du cadavre d’un oligarque brutalement exécuté : ce sont là les sujets respectifs de La congiura dei Lampugnani (1826-1829) de Francesco Hayez et de Ritrovamento del cadavere di Jacopo de’ Pazzi (1864) d’Odoa...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/italies, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Italies
2026
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | D’un côté le meurtre prémédité d’un duc sur le point de se produire, de l’autre l’exhumation du cadavre d’un oligarque brutalement exécuté : ce sont là les sujets respectifs de La congiura dei Lampugnani (1826-1829) de Francesco Hayez et de Ritrovamento del cadavere di Jacopo de’ Pazzi (1864) d’Odoardo Borrani. S’ils illustrent en apparence deux épisodes clés de « l’âge des conjurations », en réalité ces sujets font allusion à deux phases bien distinctes du Risorgimento et reflètent deux états d’âme opposés : les débuts liés à l’essor des premiers moti carbonari et la période post-unitaire, l’enthousiasme de l’élan patriotique et la « delusione risorgimentale », l’instant théâtral et héroïque qui précède l’attentat et le moment prosaïque et macabre qui fait suite à l’échec de la conjuration. À l’hagiographie triomphaliste de la peinture d’histoire romantique succède la représentation désenchantée d’un fait divers sordide. |
|---|