L’exposition « E Tū Ake » (Maori debout) à Wellington, Paris et Québec. Affirmation culturelle et politiques du patrimoine

L’exposition « E Tū Ake (Standing Strong) » consacrée aux trésors culturels et aux revendications d’affirmation politique des Maori a été présentée au musée Te Papa Tongarewa (Wellington, Nouvelle-Zélande, 2011), au Musée du Quai Branly (Paris, 2011-2012) et au Musée de la Civilisation du Québec (Qu...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/iss,
المؤلفون الرئيسيون: Crenn, Gaëlle, Roustan, Mélanie
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: ICOFOM Study Series 2018
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:L’exposition « E Tū Ake (Standing Strong) » consacrée aux trésors culturels et aux revendications d’affirmation politique des Maori a été présentée au musée Te Papa Tongarewa (Wellington, Nouvelle-Zélande, 2011), au Musée du Quai Branly (Paris, 2011-2012) et au Musée de la Civilisation du Québec (Québec, 2012-2013). Au cours de l’itinérance internationale de l’exposition, dans des contextes culturels divers, les valeurs accordées au patrimoine ont été construites, négociées et contestées entre les musées parties prenantes. Suivant le principe énoncé par James Clifford pour le musée, c’est l’exposition temporaire itinérante qui devient ici « zone de contact » (Clifford, 1997). A partir de l’analyse des mises en exposition et des entretiens menés avec les équipes des musées impliqués, cet article montre comment l’exposition joue sur le croisement des regards internes et externes (à la culture Maori) sur la notion d’art, pour s’assurer une validation multiple de la valeur des taonga et l’inscrire dans une double perspective patrimoniale, à la fois locale et globale. Son discours défend l’idée d’une culture vivante, à appréhender avec des concepts autochtones, tout en se déployant dans les sphères artistiques et muséales internationales. Cette expérience invite l’analyse muséologique elle-même à se « dés-occidentaliser » afin de comprendre les transformations culturelles du patrimoine à l’œuvre dans un monde muséal devenu cosmopolite.