La communication démonique dans le De genio Socratis de Plutarque :

Une double tension émerge dès le début du De genio Socratis dans l’échange entre Galaxidoros et Théocritos quant à savoir si la capacité de recevoir des signes démoniques est le fait de tous ou de certains individus élus, si elle est innée ou peut s’acquérir. Le personnage d’Épaminondas incarne et m...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/interferences,
Auteur principal: Minas, Julie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Interférences 2026
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Une double tension émerge dès le début du De genio Socratis dans l’échange entre Galaxidoros et Théocritos quant à savoir si la capacité de recevoir des signes démoniques est le fait de tous ou de certains individus élus, si elle est innée ou peut s’acquérir. Le personnage d’Épaminondas incarne et montre alors la voie de la divinisation ou démonisation, soit un comportement rationnel et vertueux, guidé par le νοῦς – d’origine divine –, et s’émancipant du besoin de signes divins extérieurs et indirects, dont l’interprétation est toujours incertaine. C’est précisément parce qu’il semble livré à lui-même, en ce qu’il ne bénéficie pas – encore – du secours d’un δαίμων personnel, et qu’il ne recourt pas – ou plus – à la divination ordinaire à laquelle sont livrés les πολλοί qu’Épaminondas permet de mettre en évidence les conditions d’un possible devenir démonique. La perspective du De genio Socratis est de ce point de vue résolument dynamique : là où Socrate est présenté comme étant toujours déjà ce qu’il est – vertueux, guidé par son δαίμων –, Épaminondas incarne l’étape précédente, et la voie pour atteindre cette situation exemplaire.