Le Joker au musée dans Batman de Tim Burton, ou le vandalisme artistique entre avant-garde et culture populaire
Cet article se propose de dégager les enjeux esthétiques et politiques posés par le vandalisme artistique tel qu’il est pratiqué par le Joker au musée Flugenheim de Gotham City dans Batman (1989) de Tim Burton. La réflexion prend pour point de départ l’usage que l’artiste suisse-américain Christian...
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| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/interfaces, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Interfaces
2020
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Cet article se propose de dégager les enjeux esthétiques et politiques posés par le vandalisme artistique tel qu’il est pratiqué par le Joker au musée Flugenheim de Gotham City dans Batman (1989) de Tim Burton. La réflexion prend pour point de départ l’usage que l’artiste suisse-américain Christian Marclay fait de cette même scène dans Made to be Destroyed, vidéo exclusivement composée d’extraits de films mettant en scène des destructions d’œuvres d’art. Alors que le montage opéré par Marclay tend à réduire le vandalisme artistique à la répétition compulsive de la dialectique qui lie création et destruction, l’iconoclasme ludique pratiqué par le Joker et sa bande révèle la violence symbolique exercée par l’objet esthétique et les prétentions universalistes de l’institution muséale, leur geste faisant ainsi écho à l’ethos des avant-gardes du siècle dernier. En même temps, cet acte de vandalisme déconstruit les critères mêmes qui fondent la distinction hiérarchique entre le « grande culture » et la « culture populaire ». |
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