Travailler avec/contre le format - Éthique et esthétique dans l’œuvre avec figures de Stanley Spencer

La question du format s’est posée pour Stanley Spencer de manière cruciale concernant le processus créatif de ses œuvres avec figures. Il témoigne d’une affinité comme anachronique pour les séries, la mise en triptyques de ses œuvres, un goût pour les longs formats étroits, lui permettant de déroule...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/interfaces,
Autor Principal: Louvel, Liliane
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Interfaces 2021
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:La question du format s’est posée pour Stanley Spencer de manière cruciale concernant le processus créatif de ses œuvres avec figures. Il témoigne d’une affinité comme anachronique pour les séries, la mise en triptyques de ses œuvres, un goût pour les longs formats étroits, lui permettant de dérouler les séquences d’un récit. Inspiré par les Primitifs italiens, il décora « à fresque » la chapelle de Burghclere avec ses souvenirs de guerre et poursuivit ce rêve d’une totalité alliant architecture et peinture avec « The Church House Project » qui ne rencontra jamais de commanditaire. Mais les séries prévues sont là pour en témoigner. La commande officielle, pendant la Seconde Guerre mondiale, d’aller sur les chantiers navals de Glasgow, permit à Spencer de peindre de nouvelles séries extraordinaires. Soumis aux conditions de production, le peintre dut aussi parfois jouer avec/contre le format, l’allongeant, le réduisant, voire le transposant. Ces altérations témoignent de la nécessité de travailler avec le réel, dût-elle entraîner des sacrifices.