Formes, formats, espaces : du sonnet et du tanka chez Jacques Roubaud
Le poète et mathématicien Jacques Roubaud s’est livré à une exploration de formes traditionnelles comme le sonnet et le tanka, pensées comme des formes en mouvement. Leur espace, géométrisé, est agencé selon un rapport de proportionnalité avec le format de la page. La potentialité de la forme agit a...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/interfaces, |
|---|---|
| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Interfaces
2021
|
| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Le poète et mathématicien Jacques Roubaud s’est livré à une exploration de formes traditionnelles comme le sonnet et le tanka, pensées comme des formes en mouvement. Leur espace, géométrisé, est agencé selon un rapport de proportionnalité avec le format de la page. La potentialité de la forme agit ainsi sur le format. Toutefois, Roubaud conçoit le poème selon un « quatuor de formes » – deux externes (orale et écrite) et deux internes (« aurale », la voix intérieure et « éQrite », l’image mentale de la page) – au sein desquelles des écarts peuvent survenir. Enfin, le livre est pensé comme un hyperpoème en plusieurs dimensions, faisant intervenir la durée de déploiement dans la mémoire du lecteur. L’espace du poème excède donc la seule question du format pour tendre vers celle du volume, un espace méditatif dans lequel le poème est voué à résonner pour éviter son figement dans la seule forme écrite. |
|---|