Cartographier un territoire perdu : l’expression d’une subjectivité dans Elles, terre d’enfance : Roman à deux encres de l’écrivaine mā'ohi Chantal T. Spitz
Chantal T. Spitz décrit les histoires du peuple autochtone mā'ohi comme « assiégées » (Spitz, 83). Son roman Elles, terre d’enfance : roman à deux encres se lit comme une reconquête d’un espace colonisé par le biais des mémoires de la narratrice ‘Aiū. Cette jeune femme métisse déjoue les cartog...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/interfaces, |
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| المؤلفون الرئيسيون: | , |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Interfaces
2025
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Chantal T. Spitz décrit les histoires du peuple autochtone mā'ohi comme « assiégées » (Spitz, 83). Son roman Elles, terre d’enfance : roman à deux encres se lit comme une reconquête d’un espace colonisé par le biais des mémoires de la narratrice ‘Aiū. Cette jeune femme métisse déjoue les cartographies officielles et orientalistes souvent dressées des archipels polynésiens en convoquant ses souvenirs intimes et ceux des femmes de sa vie, victimes de la colonisation et de l’installation du Centre d’Expérimentation du Pacifique. Trois représentations graphiques créées à partir du roman sont proposées : une carte lexicométrique et heuristique, une carte narrative et une carte critique. Cette approche bi-disciplinaire s’avère féconde dans l’étude de littératures postcoloniales où la dépossession d’un espace et la création d’une version idéalisée de celui-ci sont à l’œuvre. La démarche est conçue comme une modalité d’empouvoirement pour les communautés autochtones. |
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