Levinas face à Merleau-Ponty : une critique des « sciences humaines » et de la « signification culturelle »

Ce travail s’intéresse à la convergence, entrevue par Levinas, entre la pensée merleau-pontienne du langage et du signe et les sciences de l’Homme, promues par Lévi-Strauss au début des années 60. A partir d’un concept opératoire de la phénoménologie husserlienne, celui de « signe », Merleau-Ponty p...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/implicationsphilosophiques,
Main Author: Bultez, Camille
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Implications philosophiques 2026
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Ce travail s’intéresse à la convergence, entrevue par Levinas, entre la pensée merleau-pontienne du langage et du signe et les sciences de l’Homme, promues par Lévi-Strauss au début des années 60. A partir d’un concept opératoire de la phénoménologie husserlienne, celui de « signe », Merleau-Ponty pose les termes d’une alliance objective entre le développement des sciences sociales et sa philosophie. Le concept qui découle de cette entente théorique est celui d’« universel latéral ». Notre travail s’attachera à soulever le problème suivant : si la phénoménologie merleau-pontienne accède à une meilleure prise en compte du sujet social – à-travers la place qu’elle accorde aux conclusions de l’anthropologie structurale - il semble néanmoins qu’elle sous-estime le problème suivant : celui d’une universalité fondée dans la culture, où s’oublie l’idéal d’humanité une et universelle. Dès lors, ce vers quoi nous souhaitons attirer l’attention est la conjecture suivante : celle d’après laquelle il faudrait déjà prendre acte de la diversité des cultures avant de pouvoir affirmer l’existence d’une universelle humanité (hypothèse sur laquelle repose, d’après Levinas, la méthode structurale et qui se trouverait reprise par la phénoménologie du langage de Merleau-Ponty). Notre propos s’attachera à montrer que l’opposition de Levinas aux « sciences humaines » et à la signification culturelle merleau-pontienne trouve une justification dans sa pensée éthique.