Les estampes japonaises des collections de KBR : des défis spécifiques pour la catalographie et la conservation-restauration
Dans le contexte du développement du japonisme en Europe à la fin du 19e siècle, le Cabinet des Estampes de KBR fait l’acquisition de ses premières estampes japonaises. On n’y retrouve que des œuvres d’excellente qualité technique et de tout premier choix artistique. De nouveaux achats sont réalisés...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/ima, |
|---|---|
| Päätekijät: | , , , |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
In Monte Artium
2023
|
| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Dans le contexte du développement du japonisme en Europe à la fin du 19e siècle, le Cabinet des Estampes de KBR fait l’acquisition de ses premières estampes japonaises. On n’y retrouve que des œuvres d’excellente qualité technique et de tout premier choix artistique. De nouveaux achats sont réalisés jusqu’en 1987, portant le fonds à quelque 765 pièces et en faisant l’un des plus prestigieux d’Europe, reconnu dans le monde entier.Cet article traite de deux projets développés à partir de 2020 autour de ce fonds : l’un qui visait à l’encodage et à la numérisation systématique du fonds, et l’autre qui avait pour objet la conservation-restauration d’une sélection d’estampes. Nous évoquons tout d’abord les difficultés liées au référencement de ces 765 estampes dans le catalogue informatisé et dans les collections numérisées de KBR : s’agissant d’œuvres extra-européennes, elles nous confrontent à une autre langue, une autre graphie, d’autres références culturelles et symboliques, d’autres systèmes d’identification et de datation.Ensuite, nous abordons les spécificités matérielles des estampes japonaises : la diversité des papiers japonais, les principales caractéristiques des colorants et autres techniques de décors utilisés. Ces éléments sont déterminants dans l’élaboration des protocoles de traitements de conservation-restauration. À travers les interventions menées sur une petite sélection d’estampes, nous souhaitons montrer que l’approche et les techniques de restauration que nous utilisons couramment sur nos collections occidentales sont adaptables et applicables sur ces estampes extra-européennes, tant qu’on prend garde à respecter leurs spécificités techniques, matérielles et conceptuelles. Ainsi, il nous est possible d’améliorer à court et long terme les conditions de conservation des estampes japonaises sans feindre des traditions qui ne sont pas les nôtres, ni dénaturer le « monde éphémère et flottant » des ukiyo‑e. |
|---|