Utopie révolutionnaire et utopie conservatrice : la réception politique des textes utopiques italiens de la Renaissance
La pensée utopique, telle qu’elle a été définie par certains philosophes et historiens, serait le moteur de tous les changements sociaux qui ont fini par déterminer notre Histoire. Dans ce sens, les utopies de la Renaissance ont été interprétées par des socialistes comme le germe des mouvements poli...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/ilcea, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
ILCEA
2018
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La pensée utopique, telle qu’elle a été définie par certains philosophes et historiens, serait le moteur de tous les changements sociaux qui ont fini par déterminer notre Histoire. Dans ce sens, les utopies de la Renaissance ont été interprétées par des socialistes comme le germe des mouvements politiques modernes, alors que Benedetto Croce, dans sa vision de l’histoire comme action, attachera peu d’importance à l’utopie qu’il considère plutôt comme l’expression d’une tendance à la stase et à la conservation. Malgré cette position crocienne, partagée par Karl Mannheim et d’autres intellectuels, nous verrons que les utopies littéraires ont continué à avoir une place importante dans l’histoire de la pensée politique.La présente contribution vise donc à retracer les étapes de la réception hétérogène des textes utopiques italiens, en particulier des Mondes de Doni et de La Cité du Soleil de Campanella, en se demandant si la forme ambiguë, entre fiction et réalité, du roman utopique moderne conçu par More a joué un rôle dans cette vision dissonante des ouvrages. |
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