Décolonisation et guerre froide : les équivoques de la politique étrangère américaine (1946-1973)
En avril 1898, le président William McKinley annonçait que les États-Unis s’apprêtaient à intervenir à Cuba « au nom de l’humanité et afin de mettre un terme aux actes de barbarie, aux massacres, à la famine et aux grands malheurs qui y étaient perpétrés. » Il ajouta que « le préjudice porté au comm...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
ILCEA
2018
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| 總結: | En avril 1898, le président William McKinley annonçait que les États-Unis s’apprêtaient à intervenir à Cuba « au nom de l’humanité et afin de mettre un terme aux actes de barbarie, aux massacres, à la famine et aux grands malheurs qui y étaient perpétrés. » Il ajouta que « le préjudice porté au commerce, aux échanges et aux affaires de notre peuple » légitimait également l’intervention. Ces mots contredisaient la nature désintéressée de l’intervention américaine et ils illustraient bien le caractère équivoque de la politique étrangère américaine. Lorsque leurs intérêts sont en jeu, les Américains peuvent en effet avoir une solidarité à géométrie variable vis-à-vis des peuples en quête d’émancipation politique. En effet, la guerre hispano-américaine et l’attitude des États-Unis aux Philippines n’étaient pas dépourvues d’ambiguïté. Après la Seconde Guerre mondiale et le déclenchement de la guerre froide, malgré une posture anticoloniale, la politique étrangère américaine a été de plus en plus équivoque et bientôt, par le biais notamment de leurs services de renseignements, les États-Unis ont mené une véritable politique néocoloniale en divers endroits du globe. |
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