Imaginaire national et territoire : la construction nationale marocaine après l’indépendance

Au terme de la période coloniale, la société marocaine se trouvait profondément divisée : non seulement elle avait été répartie entre trois administrations coloniales pendant plusieurs décennies, mais elle comportait surtout une grande diversité culturelle et linguistique, souvent renforcée par de p...

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ग्रंथसूची विवरण
में प्रकाशित:URI:https://journals.openedition.org/ilcea,
मुख्य लेखक: Cantat, Eva
स्वरूप: Article ou chapitre numérique
भाषा:Français
प्रकाशित: ILCEA 2018
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ऑनलाइन पहुंच:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
विवरण
सारांश:Au terme de la période coloniale, la société marocaine se trouvait profondément divisée : non seulement elle avait été répartie entre trois administrations coloniales pendant plusieurs décennies, mais elle comportait surtout une grande diversité culturelle et linguistique, souvent renforcée par de profonds contrastes socio-économiques entre les zones rurales et urbaines. À cette fragmentation sociale et culturelle s’ajoutait la diversité des projets présents sur la scène politique, dont certains n’étaient pas favorables au gouvernement effectif de la monarchie alaouite. Le pouvoir du souverain fut de ce fait constamment remis en question dans les deux décennies qui suivirent l’indépendance. Dans un tel contexte, on peut se demander si la récupération par le roi Hassan II du discours nationaliste portant sur les questions territoriales n’aurait pas été — outre une occasion de soustraire de l’influence à l’un de ses principaux opposants politiques (le parti de l’Istiqlal) — un outil pour mobiliser l’ensemble de cette société si diverse et si divisée vers un objectif national commun. Et, de cette même façon, d’utiliser le développement de ce sentiment national afin de préserver l’ordre monarchique.