Des fleuves et des nations dans Seven Rivers of Canada (1963)
Alors connu au Canada pour les cinq romans qu’il écrit entre 1945 et 1963, Hugh MacLennan ne se cantonne pas pour autant à cette forme. Il choisit en effet l’essai pour relayer ses convictions politiques et artistiques et le récit de voyage pour rassembler un public canadien autour de l’idée d’une n...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ilcea, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
ILCEA
2017
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Alors connu au Canada pour les cinq romans qu’il écrit entre 1945 et 1963, Hugh MacLennan ne se cantonne pas pour autant à cette forme. Il choisit en effet l’essai pour relayer ses convictions politiques et artistiques et le récit de voyage pour rassembler un public canadien autour de l’idée d’une nation que seuls les fleuves du pays peuvent traduire sous forme d’image. Cet article montrera tout d’abord de quelle manière l’auteur s’extrait du rôle de l’écrivain engagé qui s’efforce d’éclairer ses lecteurs pour devenir un voyageur qui partage son expérience de terrain et esthétise un paysage alors méconnu du grand public. Le paysage nordique que certains écrivains perçoivent comme chaotique et irrégulier devient, sous la plume de MacLennan, un territoire national ordonné qui invite le lecteur à mieux se l’approprier. Ce travail propose de montrer que le récit de voyage de l’auteur reflète en réalité une nette opposition entre deux conceptions très différentes de la nation : l’une qui s’inspire d’une remise en cause de l’idée traditionnelle de nation et tient compte des changements littéraires et démographiques du pays, et l’autre, celle de MacLennan, qui reste attachée au canon littéraire européen et cherche à subsumer les différences culturelles dans une nation unie. |
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