Le second degré entendu comme réflexivité dans quelques contes d’Europe centrale et orientale
Dans cet article, le second degré est entendu au sens de réflexivité, soit tout ce par quoi la littérature fait référence à elle-même et non pas au monde : l’art de conter, de se taire qui en est inséparable, ou de lire au sens d’interpréter. L’étude de contes d’Europe centrale et orientale (contes...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ilcea, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
ILCEA
2015
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans cet article, le second degré est entendu au sens de réflexivité, soit tout ce par quoi la littérature fait référence à elle-même et non pas au monde : l’art de conter, de se taire qui en est inséparable, ou de lire au sens d’interpréter. L’étude de contes d’Europe centrale et orientale (contes de Grimm, d’Afanassiev, contes polonais, yiddish et tsiganes polonais) démontre que la réflexivité n’est pas une invention de la littérature pour la jeunesse contemporaine, bien qu’elle soit l’une de ses caractéristiques majeures, ni l’apanage de la littérature savante. Elle est déjà présente dans les contes populaires pour adultes ou pour « tout public ». Cependant, l’intelligence réflexive des personnages, du narrateur ou du lecteur ont un rapport avec la maturité psychologique et sexuelle qui est beaucoup plus marquée dans les contes populaires que dans les textes destinés à la jeunesse. L’analyse porte d’abord sur les procédés d’insertion de la réflexivité, tantôt à la périphérie des contes, tantôt au cœur même de l’intrigue principale. En second lieu, il s’agit de s’interroger sur le sens de cette réflexivité, qui, dans la mesure où elle a partie liée avec une compréhension de l’Inconscient, ne procède pas d’un fonctionnement purement auto-référentiel de la littérature, mais a pour effet, sinon pour but, de nous ramener au monde et de nous proposer une sagesse éloignée de toute bien-pensance. |
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