CESC et analyse du discours soviétique
Le compte rendu des articles de Voprosy filosofii et Kommunist, pour l’Annuaire de l’URSS (CNRS, Strasbourg), ensuite l’exploitation pédagogique de la presse soviétique, la Pravda, les Izvestia, à l’université de Grenoble, me révèlent la singularité du discours soviétique. Il mérite une approche uni...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/ilcea, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
ILCEA
2015
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Le compte rendu des articles de Voprosy filosofii et Kommunist, pour l’Annuaire de l’URSS (CNRS, Strasbourg), ensuite l’exploitation pédagogique de la presse soviétique, la Pravda, les Izvestia, à l’université de Grenoble, me révèlent la singularité du discours soviétique. Il mérite une approche universitaire, critique, certes, mais dénuée d’a priori politique. La Morphologie du conte de Vladimir Propp, les Problèmes de la poétique de Dostoïevski de Mikhaïl Bakhtin, la sémiotique et le programme narratif de Greimas, le schéma de communication de Jakobson servent de fondement à la création en 1978, au Centre d’études slaves contemporaines, d’un séminaire de 3e cycle sur le « Discours soviétique ». Se référant à Michel Pêcheux qui fonde sa réflexion sur la notion de coupure épistémologique, héritée de Bachelard, Patrick Sériot écarte les approches « subjectives » de la phraséologie soviétique, celles de Michel Heller, d’Alain Besançon ou de Françoise Thom qui prétend traiter grammaticalement la « langue de bois » ! En 1981, sort le premier numéro des Essais sur le discours soviétique. En 1983, à Grenoble, grâce à l’informatique, Patrick Sériot révèle dans sa thèse, une manipulation anonyme, destinée à effacer toute référence à des prédications antérieures ; il aboutit, sans définition a priori, à différencier langue et discours. Au 3e Congrès mondial d’études soviétiques et est-européennes à Washington en 1985, j’expose ma théorie du skaz, une fiche d’identité collective de l’URSS, situant dans le temps et dans l’espace l’odyssée d’une héroïque armée de travailleurs, en route vers l’avenir radieux. Nous observons l’usage de cette fiction par les étudiants soviétiques en stage chez nous à Grenoble. Le CESC acquiert un statut international avec l’habilitation d’un DEA russe et langues slaves Grenoble-Lyon. Il poursuit la publication annuelle des Essais sur le discours soviétique et coopère avec des collègues de l’Europe de l’Est. Début 1990, à Grenoble, se tient sous son égide le premier grand Colloque universitaire Est-Ouest. Mais avec l’Union soviétique meurent simultanément soviétologie et discours soviétique, nos Essais deviennent Essais sur le discours de l’Europe éclatée, pendant que nos étudiants partent à la découverte de cette autre Europe. |
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