Les contes vus par le cinéma soviétique (années 1930-1950)
L’industrie du cinéma soviétique conçu dès le départ comme un outil de propagande et d’éducation des masses, commence à produire des films pour enfants dès la moitié des années 1920. À l’époque, le conte suscite la méfiance des autorités car à leurs yeux il ne véhicule pas les valeurs de la nouvelle...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/ilcea, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
ILCEA
2014
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | L’industrie du cinéma soviétique conçu dès le départ comme un outil de propagande et d’éducation des masses, commence à produire des films pour enfants dès la moitié des années 1920. À l’époque, le conte suscite la méfiance des autorités car à leurs yeux il ne véhicule pas les valeurs de la nouvelle société et le merveilleux est nocif pour la conscience des jeunes bâtisseurs du socialisme ; on choisit de leur montrer les aventures de jeunes héros de la guerre civile ou de pionniers qui rendent visite à Lénine. La réhabilitation du conte — et du folklore en général — ne se fera que dix ans plus tard dans le contexte du retour aux valeurs conservatrices. Le folklore sera alors pleinement instrumentalisé dans la promotion du nationalisme soviétique aux accents de plus en plus russes. Les héros des bylines (chants épiques) et des contes envahissent alors les écrans ; à la pointe de la lutte idéologique, ils sont appelés à créer l’image du passé glorieux de la Russie et à intimider les ennemis potentiels afin de les dissuader de toute attaque. En même temps, l’industrie du film merveilleux, qui connaît son heure de gloire grâce aux créations d’Alexandre Ptouchko et d’Alexandre Ro’ou, produit également des contes cinématographiques plus divertissants et moins belliqueux. Quels sont les critères de choix des sujets à adapter ? La « préférence nationale » ne s’applique pas forcément aux choix des studios. Ils portent à l’écran des contes déjà populaires grâce aux traductions ou aux adaptations. Dans la filmographie on trouve des contes russes (Morozko, Vassilissa la Belle), mais également des adaptations de contes de Perrault, ou encore des créations plus au moins librement inspirées par le folklore comme La Fleur de pierre d’après le conte de Bajov ou La Fille des neiges (Snégourotchka) d’après la pièce d’Alexandre Ostrovski. Parallèlement, les cinéastes fabriquent des « cross-over », en mélangeant des personnages et des motifs du folklore russe ou de l’univers d’Andersen. Dans notre présentation, on s’intéressera à la poétique de ces contes cinématographiques ainsi qu’aux défis idéologiques de ces adaptations. |
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